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    May 28

    médicaments : quatriéme cause de mortalité en France

    "Bernard Kouchner a reconnu que les effets indésirables des médicaments étaient la quatriéme cause de mortalité en France" (20 septembre 2001 Nouvel Observateur)
     
    Extrait du livre de claude St Onge : L'envers de la pilule.
     
    Le livre :
     
    L'émission :
    May 25

    Votre médecin est un tueur !

    52% des prescriptions par ordonnance sont risquées ou dangereuses. Jean-Claude Saint-Onge: interview radio Canada

    À l'heure où le public se pose de plus en plus de questions sur l'avenir de notre système de santé et l'augmentation sans cesse croissante de la part des médicaments dans les dépenses de santé, L'envers de la pilule est un ouvrage incontournable.

    S'appuyant sur une recherche poussée et possédant une plume alerte, J.-Claude St-Onge brosse un tableau clair des dessous de l'industrie pharmaceutique. Dans cette synthèse, il dévoile l'envers sombre et alarmant des pratiques de cette industrie et montre comment elle est devenue, au cours des dernières décennies, la plus rentable de toutes.

    Son analyse porte entre autres sur les profits colossaux et en constante progression de cet empire financier, les brevets et le monopole des médicaments, les essais cliniques, la recherche et développement, le marketing, la médicalisation des événements de la vie ou l'art de forger des pathologies, les nouveaux médicaments qui n'en sont pas véritablement, trop chers et moins efficaces que les vieilles pilules, les médicaments dangereux, les médicaments plus ou moins utiles. En excellent vulgarisateur, il illustre son propos d'exemple probants.

    « À petite dose, on finit par digérer ces faits. Mais, en les mettant bout à bout, la pilule devient difficile à avaler », estime l'auteur.
    Commentaire

    Bien sûr, les médicaments sont nécessaires et bénéfiques dans plusieurs cas. Mais ils ne sont pas parfaits. Ainsi, à la lecture de ce livre, on apprend que tout médicament comporte des risques, qu'une étude effectuée au Québec a révélé que 52 % des prescriptions par ordonnance sont risquées ou dangereuses, qu'aucune étude prouve l'efficacité des médicaments expectorants et antitoussifs, que les médicaments occuperaient entre la quatrième et la sixième place dans les causes de mortalité, tout ça pendant que les PDG des industries pharmaceutiques gagnent en moyenne un revenu annuel de 21 millions de dollars chacun. Instructif, critique et bien documenté.
     
    Jean-Claude Saint-Onge professeur de philosophie au collège Lionel-Groulx est l'auteur de L'envers de la pilule. Les dessous de l'industrie pharmaceutique.

    La part du budget de la santé consacré aux médicaments augmente de façon incroyable. Elle représente le double de l'ensemble des dépenses de santé.

    «Les compagnies pharmaceutiques font beaucoup de publicité pour vendre le plus de médicaments possible. Elles médicalisent les évènements normaux de la vie d'un individu», explique le professeur. «Par exemple, on a redéfini la timidité comme phobie sociale, et on soigne maintenant la timidité chez les jeunes avec des antidépresseurs. De sorte qu'au Canada, la consommation d'antidépresseurs chez les 6 à 12 ans a augmenté de 142 % en 4 ans.»

    L'industrie pharmaceutique est fleurissante depuis les années 1990. «Il y a énormément de concurrence à l'intérieur de l'industrie pharmaceutique. On essaie donc de maximiser les profits en mettant constamment en marché de nouveaux médicaments pour chaque petits nouveaux malaises», résume Jean-Claude Saint-Onge.
     
    Jean-Claude Saint-Onge: interview radio Canada (a écouter)

    électrochoc

    Les électrochocs doivent être interdite en tant que crime contre l'humanité.
    Les électrochocs endommagent toujours le cerveau, les électrochocs provoquent toujours la perte de mémoire, Les électrochocs tuent parfois, Les électrochocs ne sont jamais nécessaire
     

    La mafia pharmaceutique et agroalimentaire

    QUI EST Louis de BROUWER ?
     
    * Docteur en médecine, spécialiste en biologie moléculaire et en homéopathie.  
    * Titulaire d'un certificat international en écologie humaine.  
    * Vice-président de la LIMAV (Ligue internationale « médecins pour l'abolition de la vivisection »), ligue fondée en Suisse et groupant plus de 1600 médecins dans plus de 66 pays du monde.  
    * Fondateur de l'ADEPAM (Association de défense envers la pollution alimentaire et médicamenteuse) qui regroupe plus de 3700 adhérents en France.  
     
    * Membre du Comité directeur de la Société internationale des médecins pour l'environnement - Suisse - regroupant plus de 45 000 médecins au niveau international, dans 102 nations.  
     
    * International lecturer (conférencier international), il a participé à des conférences dans toute l'Europe.  
     
    * Délégué de l'ISDE auprès de l'UNESCO.  
    * Nommé le 6 novembre 1991 « International Special Consultant for Health and Ecology AIEWP-ONU-UNESCO - Chargé de recherches ».  
    À ce titre, il a accompli différentes missions à l'étranger concernant des problèmes de santé et d'écologie.  
     
     
    livre mafia
     
     
     
    Préface de Milly Schâr-Manzoli  /  Avis au lecteur  
    Entretiens :  
    - Un entretien qui n'aura servi à rien, avec un ministre français  
    - Un entretien authentique : la confession d'un fabricant de produits pharmaceutiques - une carrière réussie  
    ..  
    CHAPITRE PREMIER  
    La médecine examinée dans le cadre de l'écologie humaine  
    -Écologie humaine : un fait de société - La médecine, profession en crise, les causes  
    -La médecine est-elle une science ?  
    -Bref historique de la médecine  
    -Composition du corps médical et relations entre les divers membres  
    -La médecine préventive volontairement ignorée  
    -La médecine du travail  
    -Une certaine définition de la médecine  
    ..  
    CHAPITRE II  
    Comment la médecine allopathique est-elle parvenue à ce stade  
    de dépendance des laboratoires pharmaceutiques ?  
    -Critique objective des principes de base de la médecine allopathique  
    1. La médecine allopathique soigne les effets - pas les causes - de la plupart des affections  
    2. La médecine allopathique repose sur des dogmes éculés et faux  
    3. La médecine allopathique prescrit des médicaments  
    dont la mise au point repose sur des principes antiscientifiques  
    4. La médecine allopathique n'enseigne pas la prévention  
    5. La médecine allopathique ne tient pas compte de la dimension réelle de l'individu  
    6. La médecine allopathique n'est pas scientifique, car elle n'est pas une science  
    7. La médecine allopathique devenue un commerce et une industrie  
    observe les règles générales du système capitaliste .  
    8. Un arsenal de médicaments tout à fait inutiles ou dangereux pour la santé publique  
    1. Les antibiotiques / 2. Les anti-inflammatoires et les antalgiques  
    3. Antagonistes du calcium : effets indésirables et interactions médicamenteuses  
    4. Les antihypercholestérolémiants / 5. Les antidépresseurs et tranquillisants  
    6. Les vaccins / 7. La pilule  
    8. Les oestro-progestatifs  
    ..  
    CHAPITRE III  
    Condition du médecin du début du XXe siècle à nos jours -  
    Rapports médecins / patients  
    -Le serment d'Hippocrate  
    -Quel est l'état du système de santé français ?  
    -La médecine profession sinistrée - Les causes du sinistre - La démographie médicale en France  
    -Concentration de médecins dans certaines régions  
    -Baisse des revenus  
    • L'endettement  
    • Défaut d'étude de marché  
    • Féminisation du corps médical  
    • Féminisation: l'explosion finale  
    • Lutte entre généralistes et spécialistes - lutte entre confrères  
    • Le marketing - consultations et contrôles multiples  
    • Le recours aux médecines « douces »  
    • Les erreurs du passé : pas de numerus clausus  
    • Le problème du chômage  
    • La Sécurité sociale dans ses rapports avec l'ensemble de la société  
    • Le système actuel de Sécurité sociale est le grand responsable de la crise de la médecine  
    • Dépendance médecins-État  
    • L'Etat est en charge de la santé publique  
    • Première phase : l'expérimentation sur des animaux  
    • Deuxième phase : l'expérimentation clinique  
    • Comment se déroule la phase 2  
    • Troisième phase facultative  
    • Le médecin, proie facile pour les laboratoires pharmaceutiques  
    • Le choix difficile du médicament  
    • Une réglementation laxiste  
    • La connivence État-laboratoires  
    • Comment en est-on arrivé là ?  
    ..  
    CHAPITRE IV  
    La pollution chimiothérapique et les conséquences  
    • La pharmacovigilance  
    • Le Centre de pharmacovigilance  
    • Pourquoi les politiques sont responsables de la pollution médicamenteuse  
    • Structures générales des principaux trusts de produits chimiques et pharmaceutiques  
    • Quelques chiffres significatifs  
    • Autres exemples : des chiffres exorbitants  
    • De l'influence des laboratoires sur les organes de presse  
    • Comment les laboratoires s'y prennent pour influencer le corps médical  
    •  La collusion politico-pharmaceutique  
    •  Les Européens, champions du monde pour la consommation de drogues licites  
    (tranquillisants et antidépresseurs)  
    •  Les Français, champions du monde de l'anxiété  
    •  Des chiffres qui font peur  
    •  Conséquences de la prescription, surprescription et surconsommation de médicaments  
    ..  
    CHAPITRE V  
    Un exemple de dictature politico-pharmaceutique:  
    la mise sur le marché de la pilule  
    •  Les faits  
    •  La pilule contraceptive Diane en accusation  
    •  Conséquences sanitaires  
    •  Le résultat : discrédit de la médecine allopathique  
    •  De l'influence du législateur sur le comportement du corps médical  
    – l’IVG et ses conséquences démographiques  
    •  Un autre exemple de la dictature politico-pharmaceutique : les vaccins  
    •  L'opinion de quelques scientifiques .  
    •  On ne peut être plus clair  
    •  L'extraordinaire fourvoiement du corps médical allopathique :  
    l'acceptation des théories pasteuriennes et du principe des vaccinations,  
    la plus grande erreur scientifique de tous les temps  
    •  Un autre exemple du pouvoir occulte des laboratoires : la lutte anticholestérol  
    •  Un exemple différent : la dictature des laboratoires de biologie : les recombinaisons génétiques  
    •  La chimiothérapie  
    •  L'expérimentation sur l'homme  
    •  Exemple de dictature des laboratoires pharmaceutiques et de collusion politico-pharmaceutique :  
    la prescription de l'AZT dans le traitement du sida  
    ..  
    CHAPITRE VI  
    Conséquences sanitaires de l'activité des industries pharmaceutiques et chimiques - implication du corps médical  
    • La facture à régler au plan de la santé des individus du fait de la consommation des médicaments  
    • Les techniques de diagnostic et de prescription par ordinateur  
    • La facture au plan de la santé du fait de la pollution alimentaire provoquée  
    par les agriculteurs et les industriels de l'agroalimentaire  
    • Le manque de formation et d'information  
    • Ce que tout médecin devrait savoir  
    • Conséquences de l'activité des laboratoires pharmaceutiques au plan de l'économie privée  
    • L'automédication  
    • Un exemple significatif - la situation sanitaire en Suisse, pays grand consommateur de médicaments  
    ..  
    CHAPITRE VII  
    Médecine et agriculture -  
    2 professions assassinées du fait de la dictature des industriels de la chimie  
    • Répertoire des médicaments ayant défrayé la chronique  
    et de ceux qui sont toujours sur le marché, bien que dangereux  
    • Étude des actions indésirables de 330 produits de synthèse  
    • Médecine et agriculture : deux professions assassinées - un parallèle étonnant  
    ..  
    CHAPITRE VIII  
    Quel avenir pour la médecine allopathique ?  
    •  Que pensent certaines personnalités du monde médical à l'aube du troisième millénaire  
    • La médecine a-t-elle un avenir ?  
    •  Pratiques criminelles de certains laboratoires : la pollution médicamenteuse exportée  
    •  Les pratiques de certains laboratoires  
    •  Les tartuffes de la chimie Rhône-Poulenc tuent au Brésil  
    et préparent « un avenir propre et écologique »en France!  
    •  Méthodes utilisées par les multinationales pharmaceutiques pour préserver leurs intérêts  
    •  Pour des raisons de profit : on abandonne un produit naturel  
    et on le remplace par des substances dangereuses  
    •  Un médicament tue des patients  
    •  Les conséquences de l'abus des prescriptions d'antibiotiques  
    •  Un médicament des laboratoires Sandoz mis en cause aux États-Unis  
    •  Le Prozac frappe encore  
    •  Ex Lax, un laxatif dangereux .  
    •  Certains antihypertenseurs à base de Nifedipine provoquent des décès  
    •  Les dégâts provoqués par le vaccin antipolio  
    •  Certains des médicaments les plus prescrits provoquent une anémie  
    •  Une expérimentation mondiale sur le tamoxifène tourne au drame :  
    100 000 femmes ont servi de cobayes.  
    Les vaccinations de masse dépriment le système immunitaire  
    •  Le Prémarin est cancérogène  
    •  Le Ritalin : stratégie criminelle de certains laboratoires  
    •  Un médicament dangereux aux U.S.A  
    •  Les pratiques mafieuses de certains laboratoires  
    •  Les stratégies de marketing des laboratoires Wellcome  
    •  Les pratiques douteuses de Monsanto, entreprise agrochimique et agroalimentaire  
    •  Le soja manipulé génétiquement  
    •  Viande aux hormones  
    •  Les pesticides induisent des cancers chez les agriculteurs  
    •  Les effets tératogènes d'un fongicide  
    •  Les conséquences de l'absorption de résidus de pesticides et autres substances chimiques  
    •  Les tactiques utilisées par les multinationales agroalimentaires  
    • Gen Suisse cherche à faire accepter un système risqué  
    • Le cas du L-tryptophane  
    • Les pays du Tiers-Monde ne pourront plus vendre leur vanille, leur cacao et leur sucre  
    • Les pommes de terre peuvent-elles devenir toxiques ?  
    • Des poissons transgéniques  
     

    l'AFSSAPS, HAS

    "L'AFSSAPS, bien qu'elle s'en défende pour d'évidentes raisons de blason à restaurer après l'affaire du Vioxx, est extrêmement liée à l'industrie pharmaceutique. Financée à environ 80% par l'industrie du médicament, elle fait appel à près de 2000 experts par an, la grande majorité travaillant pour les laboratoires privés. De même, il arrive que les membres de l'AFSSAPS interviennent pour des laboratoires, lors d'essais cliniques ou pour donner des conférences où apparaît parfois clairement une grande connivence avec l'industrie du médicament. Dans ces conditions, il ne peut y avoir une liberté suffisante pour s'opposer aux fabricants, qui en France représentent une industrie prospère et puissante. La triste affaire du Vioxx, où le fabricant a retiré son produit sans même consulter ou en informer l'AFSSAPS, a montré le mépris des laboratoires pour l'agence française du médicament."

     

    Tout le travail des autorités de pharmacovigilance (Afssaps, HAS en France, EMEA en Europe) privilégie les intérêts des firmes pharmaceutiques

    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/01/07/desinformation-organisee-sur-les-effets-secondaires-des-medi.html


    La FDA est simplement une branche criminele

    "La FDA est simplement une branche criminele d'un gouvernement fédéral qui est devenu une menace pour les personnes mêmes qu'il est censé protéger et servir."
     "Littéralement des dizaines de millions d'Américains ont été lésés par la négligence de la FDA au cours de la dernière décennie, et bien plus d'un million ont été tués par la FDA"
    May 19

    la médecine rend malades plus de gens qu’elle n’en guérit.

    la médecine rend malades plus de gens qu’elle n’en guérit.
    IL Y A 30 ANS, LE "NOUVEL OBS"

    Quand la médecine rend malade

    Cet article a paru
    dans Le Nouvel Observateur
    n° 519 du 21 octobre 1974






    par Michel Bosquet

    Au début de l’été, Ivan Illich m’a envoyé la première ébauche de son nouveau livre, « Némésis médicale ». Sa thèse centrale – la médecine fait plus de malades qu’elle n’en guérit – m’a choqué. Il me fallait en savoir plus, mieux connaître les faits sur lesquels l’auteur se fondait. J’ai donc fait le voyage jusqu’à Cuernavaca (Mexique), où Illich m’a ouvert sa bibliothèque médicale du C.I.D.O.C. (*). Muni de ses conseils, j’ai lu pendant tout un mois quelques dizaines d’écrits essentiels sur les trois mille qui ont constitué sa bibliographie. C’est cette « matière première », tout autant que certaines conclusions d’Illich, que je présente Ici. Une « lecture » politisée parmi les nombreuses interprétations qu’autorise cette œuvre explosive.

    DEPUIS
    une dizaine d’années, la médecine rend malades plus de gens qu’elle n’en guérit. Elle est devenue, de toutes les industries, la plus gaspilleuse, polluante et pathogène. Prétendant rafistoler cas par cas, individu par individu, des populations de plus en plus maladives, elle masque les causes profondes de leurs maladies, qui sont sociales, économiques et culturelles. Prétendant soulager toutes les souffrances et angoisses, elle oublie que, en dernière analyse, les individus sont ravagés dans leur corps et leur psychisme par le mode de vie. La médecine, en les aidant à supporter ce qui les détruit, contribue finalement à cette destruction.
    Telles sont, brièvement résumées, les thèses centrales du nouveau livre d’Ivan Illich, « Némésis médicale » (1). Plus encore que les précédents il choquera. Car, plus encore que la vitesse, que l’école, que les méga-outils de la méga-industrie, cibles des précédents ouvrages d’Illich, la médecine est une vache sacrée. De tous les instruments de notre normalisation sociale et de notre dépossession de nous-mêmes, la médecine – qui s’attaque aux sources les plus profondes de notre autonomie possible : à notre rapport au corps, à la vie, à la mort – est celui que nous revêtons des plus grands prestiges.
    Professionnels ou profanes, n’attribuons-nous pas couramment à la médecine l’élévation rapide de l’espérance de vie : vingt ans à l’époque du Christ, vingt-neuf ans en 1750, quarante-cinq ans en 1900, soixante-dix ans aujourd’hui ? N’attribuons-nous pas couramment à Pasteur et à Koch, aux vaccins, à la chimiothérapie et aux antibiotiques la régression des maladies infectieuses et la progression de la longévité ? Ne tenons-nous pas pour évident que l’état de santé d’un peuple dépend du nombre de médecins et de lits d’hôpital dont il dispose, de la quantité de soins et de médicaments qu’il consomme ? Eh bien, tout cela est faux : l’efficacité curative de la médecine est et a toujours été réduite. Il est temps de la remettre à sa place.

    I. LES FAUSSES VICTOIRES

    Certes, la médecine a appris à traiter la presque totalité des maladies infectieuses, certaines déficiences endocriniennes comme le mixœdème, certains dérèglements métaboliques comme le diabète. Mais, dans l’ensemble, elle est en retard d’une guerre : car elle est impuissante à guérir les grandes maladies chroniques dégénératives qui ont pris la relève des infections en tant que causes principales de mort prématurée. Elle demeure impuissante contre les maux les plus répandus : « rhumatismes », migraines, affections des voies respiratoires, troubles de la digestion. Et, à bien y regarder, il n’est même pas vrai qu’elle ait joué le rôle décisif dans la régression des maladies infectieuses dont on lui attribue couramment le mérite.
    Voyez plutôt cette courbe, empruntée à une étude de Winkelstein et French (2) : elle représente l’évolution de la mortalité par tuberculose, aux Etats-Unis, depuis 1900. Que nous apprend-elle ? Ceci : en Amérique comme en Europe, la tuberculose tuait 700 personnes par an et par tranche de 100 000 habitants, au début du siècle dernier. En 1882, année où Koch en découvrit le bacille, la tuberculose avait déjà régressé de moitié. En 1910, au moment où l’on créait les premiers sanatoriums, la tuberculose avait décliné des trois quarts. Et, par la suite, ni la technique du pneumothorax, introduite vers 1930, ni la chimiothérapie, adoptée après 1945, ni les antibiotiques, appliqués avec succès vers 1950, n’ont eu d’effet sensible sur la pente de la courbe.
    Bref, la régression de la tuberculose n’est pas due à la médecine. A égalité de soins et de surveillance médicaux, les pauvres continuent à la contracter quatre fois plus souvent que les riches. Certes, la médecine a mis au point des traitements de plus en plus efficaces ; mais la bataille, pour l’essentiel, a été gagnée en dehors d’elle.
    Le même genre de démonstration peut être fait pour d’autres grands fléaux : par exemple pour le choléra, la typhoïde, que tout infirmier et même tout profane peut aujourd’hui traiter avec des moyens simples et efficaces. Or la typhoïde et le choléra avaient déjà pratiquement disparu d’Europe avant même que le bacille, et le vibrion qui les provoquent aient été isolés.
    Regardez encore le graphique suivant, dû à R. R. Porter (3) : il montre que la mortalité par scarlatine, diphtérie, coqueluche et rougeole avait déjà diminué de 90 % au moment où la vaccination obligatoire et les antibiotiques furent introduits en Grande-Bretagne. La pente de la courbe n’a pas subi d’inflexion notable après cette introduction en 1945.
    Ainsi, les maladies infectieuses ont régressé indépendamment des armes, d’ailleurs efficaces, que la médecine a mises au point contre elles, pour être relayées par d’autres maladies épidémiques contre lesquelles la médecine ne peut pas grand-chose. « L’industrialisation, écrit John Cassel (4), a été accompagnée à ses débuts par l’essor rapide de la tuberculose. Celle-ci a atteint son apogée au bout de cinquante à soixante-quinze ans (soit vers 1800-1825) ; pour subir ensuite un déclin régulier, indépendant de ses traitements, et être relayée par des syndromes de malnutrition tels que le rachitisme (en Grande-Bretagne) et la pellagre (aux Etats-Unis). Pour des raisons en partie inconnues, ces maladies ont décliné à leur tour, relayées par les maladies de l’enfance. Le déclin rapide de celles-ci, durant les années 1930, alla de pair avec l’essor spectaculaire des ulcères du duodénum, principalement chez les hommes jeunes. Cette affection régressa à son tour, pour des raisons totalement inconnues, pour être relayée par les épidémies modernes : maladies cardio-vasculaires, hypertension, cancer, arthrite, diabète, troubles psychiques. »

    Le savon et les ciseaux

    Les maladies, finalement, apparaissent et disparaissent en fonction de facteurs tenant au milieu, à l’alimentation, à l’habitat, au mode de vie, à l’hygiène. Ainsi, la disparition du choléra et de la typhoïde, la quasi-disparition de la tuberculose, de la malaria, de la « fièvre puerpérale » sont dues non pas aux progrès de la thérapie mais au traitement de l’eau potable, à la généralisation des égouts, à de meilleures conditions de travail, de logement et d’alimentation, à l’assèchement des marais, à l’emploi de savon, de ciseaux et de coton stériles par les sages-femmes et les accoucheurs. Des médecins ont contribué au développement de ces pratiques préventives ; mais elles n’ont acquis toute leur efficacité que lorsque l’hygiène et l’asepsie (comme d’ailleurs la contraception) cessèrent d’être des techniques médicales pour devenir les conduites de tout le monde. Ce n’est pas la médecine qui assure la santé mais « l’hygiène » (hygieia) au sens originel : l’ensemble des règles et des conditions de vie.
    « Même dans la presque totalité des pays sous-développés, écrit Charles Stewart (5), l’amélioration de l’état de santé a été obtenue presque entièrement par l’amélioration de l’hygiène publique ; la distribution accrue de soins médicaux n’y a joué qu’un rôle marginal, si tant est qu’elle en ait joué un… Le fait que, depuis deux décennies, l’espérance de vie ne progresse plus guère aux Etats-Unis et qu’elle est plus élevée dans plusieurs pays où la médecine est d’un niveau très inférieur à la nôtre suggère une productivité très faible de notre système de soins. »
    Le tableau ci-dessous, présenté par John Powles (6), donne une représentation graphique saisissante de cette « productivité très faible » : il met en parallèle l’accroissement des dépenses de soins et l’évolution de la longévité, d’une part, de l’espérance de vie à la naissance, de l’autre. Il montre que le doublement des dépenses de santé, depuis 1950, a été pratiquement sans effet sur la longévité et que l’élévation de l’espérance de vie est presque entièrement imputable, depuis 1920, à la baisse de la mortalité infantile (voir graphique ci-dessous).
    Le tableau présenté par Charles Stewart n’est pas moins éloquent : il montre des espérances de vie presque identiques dans des pays très inégalement « développés » du point de vue médical (la densité de médecine y varie dans la proportion de un à quatre).

    Espérance de vie Mortalité infantile ‰ Médecins par 10 000 hab.
    Barbades 69 47,7 4,2
    Jamaïque 69 35,4 4,9
    Costa Rica 67 65 5,4
    Canada 71 23,1 12,2
    Etats-Unis 70 23,3 15,6
    Argentine 68 59,3 16,4

    Stewart en conclut, avec bon sens, que, si les gens meurent, ce n’est pas la faute des médecins – et, s’ils vivent vieux, non plus. Objecterez-vous qu’on peut vivre vieux sans médecins à la Jamaïque, mais non au Canada ou en France ? Si elle était démontrable, cette objection voudrait dire : plus un pays est riche et plus sa population est sujette aux maladies ; elle a donc besoin d’une grosse quantité de soins pour vivre en aussi bonne santé que les populations pauvres. Si flatteuse qu’elle soit pour les écologistes (et pour les médecins), cette objection ne tient pas : on n’a jamais pu prouver que, dans un même pays, l’accroissement de la densité médicale et des dépenses de soins font baisser la morbidité. Ce peut être le contraire, on le verra par la suite. Si, en France, on meurt plus jeune, dans certains départements à faible densité médicale, la raison en est tout bonnement… l’alcoolisme. Corrigées des effets de l’alcoolisme, les disparités disparaissent (8).
    En revanche, selon les calculs de Stewart, deux facteurs ont un effet positif très puissant sur l’élévation de l’espérance de vie : les adductions d’eau potable et l’alphabétisation. A eux seuls, ces deux facteurs expliqueraient 85,8 % des disparités des espérances de vie dans le monde (9).
    Au vu de ces données, on ne peut s’empêcher de se demander : à quoi donc rime, dans tous les pays industrialisés, l’expansion foudroyante (10 à 15 % par an, en monnaie constante) des dépenses de « santé » ? Quel sens à la course au nombre de médecins, au nombre de lits d’hôpital, à la production de médicaments ? Si les Américains, qui dépensent 320 dollars par tête et par an en soins médicaux, ne se portent pas mieux que les Jamaïcains, qui dépensent 9,60 dollars, pourquoi gaspillent-ils leur argent ? Et pourquoi s’attaquer à grands frais (et sans grand succès) aux maladies plutôt que d’en éliminer les causes ?
    L’une des clefs à ces questions se trouve dans le fait suivant : plus des trois quarts des dépenses de soins, dans les pays riches, visent non pas à soigner des maladies mais à soigner une santé que l’on croit ou que l’on craint menacée. Le but n’est plus de rétablir mais de préserver et d’améliorer. Et, comme aucune limite n’existe aux améliorations, un marché inépuisable s’offre aux fabricants de « préservatifs », d’adjuvants, de réjuvénants, de fortifiants, de tranquillisants, etc. C’est (nous y reviendrons) ce qu’Illich appelle la « médicalisation de la santé ».

    Comportement de malade

    L’adage selon lequel « le mieux est l’ennemi du bien » s’applique, ici, mieux que dans tout autre domaine : la meilleure santé est l’ennemi de la santé tout court. En suggérant à chacun qu’il risque d’avoir une maladie contre laquelle il pourrait peut-être se protéger par des examens, des traitements préventifs, des soins constants, la médecine fabrique des malades, ses malades. Et il ne s’agit point là de malades imaginaires.

    II. UNE MEDECINE PATHOGENE

    Les maladies provoquées par la médecine sont de deux sortes. Il y a celles dues aux interventions matérielles des médecins : intoxications, infections, mutilations, blessures, etc. Et il y a celles que les médecins provoquent ou entretiennent en incitant des gens qui ne sont ou ne se savent atteints d’aucun mal à adopter un comportement de malade, fait d’anxiété, d’auto-observation, de crainte de l’effort, de dépendance… Il existe, aux Etats-Unis, une littérature impressionnante sur ces maladies et ces névroses dites « iatrogènes ». Illich y ajoute une troisième dimension, « la iatrogenèse structurelle ou existentielle », par quoi il entend ceci : l’envahissement médico-pharmaceutique, la médicalisation de la santé, de la maladie, de la grossesse, de la naissance, de la sexualité et de la mort, ont détruit, chez les individus, jusqu’aux fondements ultimes de la santé ; la capacité d’assumer leur condition et de faire face, par eux-mêmes, aux événements et aux épreuves de leur existence biologique.
    Mais commençons par les maladies iatrogènes au sens étroit.
    « Les effets pathogènes de la médecine, écrit Illich, sont, de toutes les épidémies, l’une de celles qui se propagent le plus vite. Les maladies provoquées par les médecins constituent une cause d’aggravation de la morbidité plus importante que les accidents de la circulation ou les activités liées à la guerre. » Exagération ? Jugez-en à partir de ces quelques exemples. S’ils sont, pour la plupart, tirés d’études américaines, ce n’est pas que les hôpitaux soient plus mauvais aux Etats-Unis mais seulement que la mise en question et l’examen du système sanitaire y sont plus francs et plus critiques.

    Les dangers de l’hôpital

    Cherchant à mesurer les risques auxquels l’hospitalisation expose les patients, malades ou non, deux médecins établirent, en 1965, le bilan suivant (10) : 20 % des patients admis dans leur hôpital pour y subir des traitements ou des examens étaient victimes d’un ou de plusieurs incidents. Il y avait, en moyenne, un incident pour quarante et un jours-patients, un incident sérieux pour quatre-vingt-dix-neuf jours-patients. Les examens ou traitements étaient, à l’origine, de 27 % des incidents, 28 % de ceux-ci étaient dus à des accidents ou des erreurs (notamment dans l’administration de médicaments) et 45 % à des intolérances aux médicaments. Cette dernière cause obligea donc 9 % des patients à prolonger leur séjour à l’hôpital.
    Cette enquête artisanale et locale fut évidemment contestée. Les National Institutes of Health (N.I.H.) organisèrent une enquête nationale. Son bilan fut plus consternant encore : sur trente-deux millions de personnes ayant passé, en 1970, par les hôpitaux (chiffre qui comprend les consultations externes), plus de 10 % durent être retenues plus longtemps que prévu en raison d’intolérances aux médicaments qu’elles avaient reçus. De plus, 1,5 million de personnes furent hospitalisées par suite de troubles provoqués par des médicaments que leur avait prescrits « leur » médecin (11).
    Peu après, un pharmacien, Marc Laventurier, et un médecin, Robert Talley, estimèrent qu’au moins trente mille personnes meurent annuellement, dans les hôpitaux américains, d’empoisonnements médicamenteux. Contestant cette estimation, l’association des pharmaciens et celle des médecins procédèrent à leur propre enquête en choisissant l’hôpital universitaire de Floride pour terrain d’investigation. Nouvelle consternation dans cet hôpital-modèle, un patient sur cinq cent cinquante-cinq (soit 0,18 %) est tué annuellement par l’administration de médicaments. Dans les hôpitaux de Boston, particulièrement réputés, on constata, peu après, une « mortalité médicamenteuse » plus de deux fois plus forte : 0,44 % par an, soit un patient sur deux cent vingt-huit. (C’est là, également, le taux constaté dans les hôpitaux israéliens.) Bref, dans les seuls hôpitaux, les seuls médicaments tuent entre soixante mille et cent quarante mille Américains par an (12) et en rendent plus ou moins gravement malades 3,5 millions d’autres.
    Combien de patients subissent des atteintes autres que pharmaceutiques? Sur les six mille personnes qui, en France, meurent annuellement « sur la table d’opération » – (dont deux mille par la faute des anesthésistes) (13) –, combien sont opérées sans réelle nécessité ? Combien souffrent, leur vie durant, parce qu’un chirurgien les a opérées d’une « descente du rein » dont elles ne souffraient guère ? Combien de femmes sont amputées de leur appareil génital (hystérectomie) sans nécessité ?

    Des organes sains

    Sur cette dernière question, c’est encore un médecin américain qui apporte une réponse : il s’est fait communiquer les rapports des 6 284 hystérectomies pratiquées en une seule année dans les trente-cinq hôpitaux privés de Los Angeles (14). Bilan : 5 557 (88,5 %) furent pratiquées sans que leur nécessité fût établie au préalable. Selon les propres rapports des chirurgiens, aucune lésion n’a été relevée chez huit cent dix-neuf patientes (qui furent donc amputées de leurs organes sains). Près de la moitié de toutes les opérées (48,2 %) ne présentaient, avant l’opération, d’autre symptôme qu’un « mal aux reins » ou même pas de symptôme du tout (5,4 %). Pis : 30 % des jeunes femmes (vingt à vingt-neuf ans) amputées furent trouvées, après coup, exemptes de toute affection. Le diagnostic post-opératoire ne parvint à justifier l’opération que dans 2 494 cas (40 %). Bref, « on enlève tout », on regarde après : et cela ne se pratique pas qu’en Californie.
    Illich résume la situation en notant : « Les accidents sont la cause principale de la mortalité infantile ; les hôpitaux sont, de tous les lieux, celui où il y a le plus d’accidents. De plus, le taux des accidents est plus élevé dans les hôpitaux que dans toutes les autres industries, le bâtiment et les mines exceptés. Les hôpitaux universitaires sont, de tous, les plus pathogènes : un patient sur cinq y contracte une maladie iatrogène exigeant, en général, un traitement spécial et entraînant la mort dans un cas sur trente. Avec un pareil taux d’accidents à son actif, un officier serait aussitôt relevé de son commandement, un restaurant ou un établissement de nuit fermé par la police. »

    Le rituel technique

    Quoi conclure? Qu’il faut davantage d’hôpitaux plus modernes, davantage de médecins et d’aides médicaux mieux formés, des contrôles plus stricts, des crédits accrus ? Illich tire la conclusion inverse : la médecine est devenue une industrie hypertrophiée ; ses usines, ses bureaucraties, ses patrons, ingénieurs et contremaîtres se sont emparés de tout ce qui touche à la santé et à la maladie, expropriant les individus de l’une et de l’autre : les gens sont incités à s’en remettre à « ceux qui savent » ; la guérison, l’équilibre physique et psychique ne s’obtiennent plus par « l’art de vivre », la « vertu » et « l’hygiène » (hygeia) au sens ancien mais par de constantes interventions techniques. Les ordonnateurs de ces interventions ont persuadé les gens que, pour vivre, survivre, guérir ou supporter leurs maux, ils ont besoin de s’entourer d’une sorte de bulle thérapeutique, chemisée, aseptisée, tranquillisée, stimulée, régulée, contrôlée en permanence.
    Et si la médecine a réussi à placer tout le monde sous sa dépendance, c’est bien parce que cette société fondamentalement pathogène a produit une population fondamentalement maladive. Les professionnels de la santé, loin d’attaquer les causes profondes du mal, se bornent à en recenser et en traquer les symptômes, offrant aux gens d’atténuer leur mal-être, de masquer leur souffrance, de les débarrasser de leur angoisse, de les préserver du pire. La médecine devient alors le rituel technique d’une prise en charge relevant, en fait, de l’incantation et de la magie (rebaptisées « suggestion », « placebothérapie », « sécurisation », etc.) et qui sape la capacité d’autonomie des personnes plus radicalement encore que ne le faisaient les prêtres.
    « Médicalisés », les individus cessent de considérer comme naturel le fait de tomber malade et de guérir, de vieillir et de mourir. « De nos jours, dit Illich, on n’est plus emporté par la mort mais par une maladie dont on « aurait pu » être « sauvé » ; on ne guérit plus lorsqu’on est malade mais on est guéri » ; on n’est plus bien portant mais bien soigné, bien préservé contre l’infinité des troubles dont on ne cesse de guetter les signes.
    C’est par cette médicalisation de la santé, plus encore que par la médicalisation de la maladie, que la médecine finit par rendre malades des gens qui, sans elle, s’estimeraient bien portants. Dire qu’elle rend malades plus de gens qu’elle n’en guérit n’est pas une exagération rhétorique. Objecter d’avance que les risques auxquels la médecine vous expose sont peu de chose, comparés à ceux que vous feraient courir les maladies qui vous menacent, c’est méconnaître ce fait premier : dans 90 % des cas, les malades guérissent (ou peuvent guérir) sans intervention thérapeutique. Selon le rapport déjà cité des N.I.H., 60 % des médicaments et 80 à 90 % des antibiotiques sont administrés à tort.
    Mais voici un second fait dont la presse, en son temps, fit grand cas : lors de la grève (qui dura un mois) des hôpitaux israéliens, le taux de mortalité de la population fut plus faible qu’à aucun autre moment. Seules les urgences étaient acceptées, ce qui fit baisser de 85 % le nombre habituel des admissions. Cette même baisse de 85 % fut enregistrée lors de la grève des hôpitaux new-yorkais. Tout se passe comme si la population se portait mieux lorsque les soins médicaux sont limités aux urgences.

    Une prévention douteuse

    Mais la médecine préventive, dira-t-on ? Ne réduit-elle pas les risques de maladie ? Eh bien, on va le voir, c’est tout le contraire. Quand, comme c’est le cas actuellement, la médecine dite préventive se préoccupe non pas d’assainir le milieu de vie et de travail mais seulement de dépister les signes précoces des maladies, elle accroît le nombre des malades au lieu de le réduire. Tout d’abord, en effet, comme le notait L. Boltanski (15), les visites obligatoires de dépistage « baissent le seuil de tolérance aux sensations morbides, instaurent un rapport plus douillet au corps, accroissent l’insécurité » et, de ce fait, « augmentent les chances subjectives de maladie et la consommation médicale ». Mais il y a plus. Ce sont encore des Américains qui ont tenté de mesurer les effets pathogènes. Voici, par exemple, une étude de Bergmann et Stamm sur le dépistage scolaire des affections cardiaques (16). Etonnés par la proportion d’enfants auxquels on interdisait le sport et les jeux, qu’on ménageait à l’école, couvait à la maison, bourrait de calmants parce qu’ils avaient un « souffle au cœur », Bergmann et Stamm étudièrent toute la population scolaire de Nashville. Leur conclusion : 44,4 % des enfants ont un « souffle au cœur » anodin, qui ne les empêche pas d’être bien portants. « Les incapacités qu’on leur inflige en raison de cette non-maladie paraissent plus importantes que celles provoquées par la maladie, lorsqu’elle existe. »

    Les faux tests

    Audy et Dunn, de leur côté, se livrèrent à l’expérience suivante : ils examinèrent quatre mille personnes bien portantes et constatèrent que 30 % avaient des affections manifestes sans le savoir et 60 % des affections latentes bien compensées ; 10 % seulement étaient cliniquement en bonne santé (17). Conclusion : il suffisait d’informer ces personnes bien portantes de leur tableau clinique pour transformer 90 % d’entre elles en patients et provoquer chez la plupart l’apparition ou l’aggravation de symptômes qu’elles avaient ignorés jusque-là.
    Objecterez-vous qu’en les traitant dès le stade présymptomatique on avait de meilleures chances d’enrayer ou de guérir les maladies détectées ? Eh bien, détrompez-vous : par l’anxiété qu’ils suscitent, le diagnostic ou le pronostic précoces provoquent généralement une détérioration de l’état de santé. N. J. Roberts l’a vérifié dans une enquête portant sur plusieurs milliers de patients suivis pendant sept ans : le traitement des affections dès le stade présymptomatique donne moitié moins de résultats positifs que lorsque les symptômes sont déjà manifestes (18).
    Ajoutez à cela que les tests (examens de laboratoire) sont souvent faux ou faussement interprétés, même quand il s’agit de dosages simples : dans les hôpitaux, où les hémogrammes et les dosages des glucides et de l’urée sont systématiquement pratiqués, 67 % des résultats anormaux passent inaperçus : « Les médecins sont à tel point submergés par le flux des résultats normaux que les résultats anormaux échappent à leur attention » (19).
    Sans entrer dans la querelle de la vaccination, voici néanmoins une information toute récente : il y a vingt ans, avant l’introduction de la vaccination obligatoire, cent mille enfants britanniques par an contractaient la coqueluche ; environ cent soixante en mouraient. Actuellement, selon le professeur George Dick, de la Middlesex Hospital Medical School, quatre-vingts enfants par an meurent des suites de leur vaccination et quatre-vingts autres subissent des lésions cérébrales irréparables (20).
    Mais les maladies cardio-vasculaires et les cancers, dira-t-on, qui sont la cause apparente de 66,7 % des décès, ne vaut-il pas mieux les détecter le plus tôt possible ? Eh bien, supposons qu’après un « check up » on vous assure que « tout est en ordre ». Cela ne vous prémunit en rien contre une crise cardiaque dans la semaine ou le mois qui suit. Au contraire, remarque Paul Clote : « Le bilan de santé rassurant peut encourager le patient à ignorer des symptômes survenant peu de temps après », alors qu’en l’absence de tout bilan il aurait probablement veillé à ne pas se surmener (21).
    Supposons d’autre part que le « check up » confirme ce dont vous vous doutiez et qu’on aurait pu vous rappeler sans user d’un attirail technique compliqué et coûteux : vous avez une tension élevée, un « cœur fatigué », il faudrait ne pas fumer, moins manger, prendre plus d’exercice et de détente, bref, changer votre mode de vie et vos ambitions socioprofessionnelles Or le candidat typique à l’infarctus est précisément le « cadre » qui, plutôt que d’en rabattre sur ses ambitions, accepte le risque d’être « foudroyé en plein effort » : l’hygiène qui pourrait le préserver de l’infarctus lui apparaît comme un handicap professionnel. La médecine ne peut rien pour lui.
    Ainsi que le note Clote, « la détection précoce d’une affection cardio-vasculaire sert à bien peu de chose puisqu’il n’existe pas de mesure positive pouvant atténuer ou enrayer le mal ». Il y a certes des hypotenseurs, mais leurs effets secondaires peuvent être redoutables et « rien ne prouve qu’ils présentent plus d’avantages que de risques ». Quant aux essais de prévention médicale des maladies cardio-vasculaires, ils ont été des échecs : l’expérimentation de médications préventives, tentée aux Etats-Unis, a été abandonnée au bout de dix-huit mois, car le groupe qui prenait les médicaments « présentait un taux de mortalité plus élevé et un plus grand nombre d’effets néfastes (infarctus, embolies) que le groupe de contrôle qui recevait des placebos ».
    Bref, à quoi bon dépister les maladies que la médecine ne sait ni traiter ni guérir ? C’est la question qui se pose aussi pour la plupart des cancers. Faut-il absolument dépister le cancer du poumon quand 95 % des malades opérés à la suite d’un diagnostic précoce n’en meurent pas moins dans les cinq ans (22), de sorte que le principal effet du diagnostic, et de 1’opération, aura été de leur gâcher le peu de temps qu’il leur restait à vivre « normalement » ? Faut-il absolument « traiter » le cancer du sein quand – passé un stade précoce (23) durant lequel il est guérissable – 70 à 80 % des femmes traitées n’en meurent pas moins au bout de six mois à deux ans, d’un cancer secondaire, et que ces mois qu’il leur reste à vivre seront gâchés par des traitements (radiothérapie, mastectomie, chimiothérapie) éprouvants ?
    Au sujet d’autres cancers conduisant à une mort souvent indolore, Turnbull note que « le traitement chirurgical ou radiologique, lorsqu’il vient à bout de l’affection primaire, permet le développement d’un cancer secondaire qui, lui, est souvent douloureux… Le prix de la guérison est souvent plus grand que nous ne l’admettons » (24).
    C’est aussi ce qu’affirme Illich. Avec Paul Clote, il soutient que « le traitement précoce de maladies incurables a pour seul effet d’aggraver la condition des patients » qui, en l’absence de tout diagnostic et de tout traitement, « demeureraient bien portants les deux tiers du temps qu’il leur reste à vivre ». Si ces affirmations choquent, c’est seulement dans la mesure où il est devenu choquant d’affirmer qu’il est naturel de mourir, qu’il y a et qu’il y aura toujours des maladies mortelles, que celles-ci ne sont pas un dérèglement accidentel et évitable mais la forme contingente que prend la nécessité de la mort; et qu’à tout prendre il peut valoir mieux mourir de la maladie qu’on a que de celle, iatrogène ou secondaire, qu’on contractera à sa place.
    Mais ce sain bon sens tend à devenir la chose la moins bien partagée dans nos civilisations médicalisées. La prétention très récente (elle remonte à 1920) de la médecine que toute maladie doit être ou devenir guérissable a transformé tout décès d’un malade en « mort accidentelle » et donné naissance à l’idée, et à l’idéal, de la « mort naturelle » : c’est-à-dire d’une mort sans cause pathologique, survenant par épuisement d’un corps qui, usé mais intact, s’éteindrait comme une lampe à huile. L’idéal de la « mort naturelle », c’est de mourir en bonne santé, après avoir mobilisé toutes les ressources de la technique médicale.
    Du coup, voici la mort médicalisée au même titre que la maladie, la santé et la naissance : quiconque ne meurt pas à l’hôpital meurt d’une mort irrégulière qui fera l’objet d’un contrôle judiciaire ou médico-légal. Il faut mourir à l’hôpital pour être en règle, et à l’hôpital, précisément, vous ne pourrez mourir qu’avec l’autorisation des médecins. Votre mort, tout comme vos maladies et votre santé, devient affaire de professionnels, elle ne vous appartient pas. L’art de mourir (ars moriendi) – qui tenait de la fête d’adieu dans laquelle le mourant, entouré et soutenu dans sa tâche par tous ses proches, résumait le sens de sa vie et « mourait comme il avait vécu » – l’art de mourir a été remplacé dans notre culture par la mort clinique, solitaire, honteuse et absurde.
    La boucle est maintenant bouclée. L’homme moderne est né à l’hôpital, soigné à l’hôpital quand il est malade, contrôlé à l’hôpital pour voir s’il est bien portant, renvoyé à l’hôpital pour mourir dans les règles. Le voici dépossédé d’un des derniers fondements de sa souveraineté au profit des mêmes méga-institutions et méga-machines qui, nées de la concentration du capital et de la généralisation des rapports marchands, règlent le reste de sa vie. Illich : « L’individu qui apprenait en voyant et en faisant ; qui se déplaçait par ses propres moyens ; qui enfantait et élevait ses enfants ; qui guérissait et prenait soin de sa santé et de celle d’autrui, a fait place à l’individu véhiculé par des transports à moteur, accouché dans une salle d’hôpital, éduqué par l’école, soigné par les professionnels de la santé. » Il est devenu tributaire pour tous ses besoins de biens et de services marchands, dispensés par des appareils institutionnels échappant à son contrôle et à sa prise, et qui engendrent la dépendance, la rareté et la frustration :
    – La vitesse accrue des véhicules paralyse nos transports et nous y fait perdre plus de temps qu’à aucune autre époque ;
    – La chimisation de l’agriculture détruit des équilibres fondamentaux, qui ne sont pas qu’écologiques, et place le monde au seuil de nouvelles famines ;
    – La scolarisation de l’enseignement détruit la possibilité d’apprendre par nous-mêmes et nous en enlève jusqu’à l’envie ;
    – La généralisation du salariat et de la grande production marchande nous rend incapables de produire selon nos besoins, de consommer selon nos désirs, de définir et de mener la vie que nous voulons ;
    – L’envahissement médico-pharmaceutique, enfin, nous rend de plus en plus maladifs et détruit la santé dans ses ressorts profonds.
    C’est tout cela qu’Illich appelle la Némésis industrielle, dont la Némésis médicale n’est qu’un aspect : nous avons troqué l’asservissement à la nature contre l’asservissement à une antinature plus tyrannique encore, et plus terrible. Et nous y avons perdu la santé.
    Car celle-ci n’est pas une donnée biologique mais, dit Illich, « une tâche : la capacité de s’adapter à un milieu changeant [dans certaines limites, évidemment], de grandir, de vieillir, de guérir quand on est atteint, d’enfanter, de souffrir, de faire face paisiblement à la mort…, de vivre avec son angoisse… Quand le besoin de soins spécialisés dépasse un certain seuil, on peut en inférer que la société est malsaine dans son organisation et ses buts… Rester en bonne santé devient alors une activité de subversion de l’ordre social ».
    Nous voici au cœur du problème : dans une société pathogène, la santé est aussi une tâche politique. Pas plus qu’une institution spécialisée (l’école) ne peut réellement éduquer quand la vie sociale (métro-boulot-dodo) cesse d’être éducative, pas plus la médecine ne peut donner la santé quand le mode et le milieu de vie l’abîment. Les anthropologues et les épidémiologues le savent bien : les individus ne sont pas malades seulement de quelque atteinte extérieure et accidentelle, guérissable moyennant des soins techniques : ils sont aussi malades, le plus souvent, de la société et de la vie qu’ils ont. Une médecine qui prétend traiter les maladies sans se préoccuper de leur sociogenèse ne peut qu’avoir une fonction sociale très équivoque. Au mieux, elle est une activité charitable par laquelle le médecin occupe, outre la sienne propre, la place vide du prêtre. Au pis, elle est une industrie qui aide les gens malades à continuer leur façon de vivre malsaine, pour le plus grand profit des fabricants de poisons de toute sorte.
    Mais, plutôt que de juger, il faut demander : pourquoi la médecine est-elle ce qu’elle est ? Pourquoi le public en a-t-il, partout, une fringale insatiable? La « démédicalisation » de la santé, la « déprofessionnalisation » des soins sont-ils imaginables ?

    Michel Bosquet


    (1) Une adaptation française paraîtra aux éditions du Seuil. Elle tiendra compte des enseignements du débat contradictoire qui s’ouvrira dans le « Nouvel Observateur » à la suite de cet article, débat auquel Ivan Illich participera.
    (2) Warren Winkelstein et Fern E. French, « The Role of Ecology in the Design of a Health Care System », in « California Medicine » 113-7, 12 novembre 1970. Voir aussi René Dubos « l’Homme et l’Adaptation au milieu », Pavot 1978.
    (3) Reproduit par John Powles dans : « Science, Medicine and Man », vol. 1, p. 7, The Pergamon Press, London 1974. Première publication dans « Antologia Medicina », t. 7/4, C.I.D.O.C., Cuernavaca (Mexique), 4 volumes.
    (4) Professeur d’épidémiologie à l’université de Caroline du Nord. Communication à l’American Sociological Association, 29 août 1973. Reproduit in « Antologia Medicina », tome 8/1, C.I.D.O.C.
    1974.
    (5) Charles T. Stewart, « Allocation of Resources to Health » in « The Journal of Human Resources », VI, I, 1971.
    (6) Dans « Science, Medicine and Man ».
    (8) D’après L. Lebart, C.R.E.D.O.C., juin 1970 ; cité par J.-P. Dupuy et S. Karsenty, « l’Invasion pharmaceutique », le Seuil, 1974.
    (9) Il n’en faut évidemment pas déduire que ces deux facteurs puissent a introduits isolément : l’assainissement de l’eau et l’alphabétisation (à ne pas confondre avec la scolarisation) impliquent une révolution sociale et culturelle.
    (10) J. T. Lamb et R. R. Huntley, « The Hazards of Hospitalization », in « Southern Medical Journal », mai 1967. L’enquête fut faite au North Caroline Memorial Hospital.
    (11) Cité par Charles Levinson dans « les Trusts du médicament », le Seuil, 1974.
    (12) Voir le « New York Times » du 22 mai 1974.
    (13) Evaluation du professeur Montagne, dans « le Monde » du 3 mai 1974
    (14) James C. Doyle, « Uunecessary Hysterectomies », J.A.M.A. 151 (5), 53-01-31.
    (15) « La Découverte de la maladie », Centre de sociologie européenne. Cité par Jean-Pierre Dupuy et Serge Karsenty, « l’Invasion pharmaceutique ».
    (16) « The Morbidity of Cardiac NonDisease », in « The N. Engl. Jour. of Med. », mai 1967.
    (17) Ralph Audy et Fred L. Dunn, « Health and Disease », in « Human Ecology », Fr. Sargent éd., North Holland Publishing Co., Pays-Bas.
    (18) Cité par Kruse et al., « Bulletin of the N.Y. Academy of Med. », vol. 33, 1957.
    (19) Paul D. Clote et John McKnight ; « Automatic Multiphaste Health Testing, an Evaluation », North Western University, novembre 1973. Première publication dans « Antologia C.I.D.O.C. », tome 8.
    (20) Voir « The Sunday Times » du 22 septembre 1974.
    (21) J.A.M.A., 16 novembre 1970.
    (22) D’après Gordon Siegel, directeur (en 1969) du U.S. Public Health Service.
    (23) Si précoce que seul l’autodiagnostic mensuel permet de la détecter à temps. Il en va de même pour le cancer du col de l’utérus.
    (24) Frank Turnbull, British Columbia Cancer Institute, dans « The Canadian Nurse », août 1971.

     

     


    médecine : aucun interet pour la santé humaine !

    La Grande Fraude Médicale
     
    " L´objectif principal poursuivi par l´Establishment de
    la Médecine n´est pas la santé des êtres humains,
    mais bien le profit " 

     

     
    A la page 245, nous écrivions l´histoire des enfants égyptiens expérimentalement mis en contact par Ciba-Geigy avec un pesticide connu pour être cancérigène. C´était en 1982. Nous lisons :  
    Grand titre du journal observer de Londres du 1er janvier 1989 : " PROTESTATIONS ! UN MEDICAMENT PROHIBE EST TESTE SUR DES ENFANTS " L´article commençait ainsi : En Thaïlande, des enfants sont utilisés comme cobayes pour les essais d´un médicament qui a été interdit dans dix pays à cause de son peu de fiabilité enregistré. Hoechst, l´industrie du médicament de l´Allemagne de l´Ouest, sponsorise les essais du dipyrone - ce médicament qui tue dans la souffrance - sur 60 enfants âgés de 4 à 7 ans et sur 130 adultes, tous ayant subi une opération de l´appendice. Mais le dipyrone a été interdit dans dix pays et son usage a été sévèrement limité dans dix autres car il peut entraîner deux risques graves, même pouvant être fatals : l´agranulocytosis ( destruction des globules blancs) et un état de choc ( collapsus de la circulation)…  
    …  
     
    Explication complémentaire : l´agranulocytosis est souvent le prélude à une leucémie, un cancer du sang, qui n´a fait qu´augmenter dramatiquement ces dernières décennies, et aucune diminution n´a été constatée malgré les fausses affirmations des groupes de pression de l´industrie chimique et des expérimentateurs sur animaux. (…)  
     
    …Des psychiatres spécialisés dans l´expérimentation de substances chimiques divulguaient leurs premières découvertes dans la publication de Science, l´outil traditionnel de l´idéologie vivisectionniste. L´expérimentation de l´anesthésian Fluoromar de 1953 à 1957 avait conduit à la découverte de l´Ether hexafluorodiethyl (Indoklon). Le journal rapportait des expérimentations utilisant l´Indoklon sur des malades mentaux à l´école universitaire de médecine du Maryland, observant ses qualités convulsionnistes. Les résultats étaient fort satisfaisants: " deux des patients qui étaient agressifs avaient par la suite une attitude plus coopérative. " Ce qui veut dire que l´indoklon semble bien agir pour mater des patients récalcitrants - ou des citoyens en rébellion ? - pour qu´ils deviennent des " moutons " (…)  
     
     
     
    http://www.bibliographe.com/html/m [...] tions.html 
     
     
    L'Impératrice Nue ou La Grande Fraude Médicale - Hans Ruesch
     
    "Le livre que les cartels médicaux, vivisectionistes et pharmaceutiques ont essayé d'étouffer.
    Il demeure un des Grands Guerriers de l'Humanité dans la Lutte contre la Vivisection et la Fraude Médicale qui en résulte et ses dommages à la santé".
     
    Ce nouvel écrit de Hans RUESCH est la suite logique de son livre sensationnel "Expérimentation animale - Honte et échecs de la médecine".
       
     
     
    Il expose comment, avec l'aide des agences de presse et par la vénalité des mass-médias, le public a subi un lavage de cerveau le poussant à mettre "soins médicaux" et "santé" sur un même pied d'égalité, alors qu'en réalité il s'agit précisément du contraire : la médecine moderne est devenue à présent la source primordiale des maladies.
     
    C'est ainsi qu'en un an, 1,5 million d'Américains ont dû être hospitalisés par suite de l'administration de médicaments qui auraient dû les "guérir" d'une chose ou d'une autre.
     
    L'expérimentation animale, immanquablement trompeuse, est évidemment l'alibi forgé par la Puissance Médicale pour extorquer de fabuleuses subventions pour une fausse recherche et pour protéger les fabricants de médicaments contre les poursuites en justice chaque fois que les suites néfastes de l'un de leurs produits ne peuvent plus être cachées.
     
    Le présent livre fournit les preuves de ce qui est avancé et, de plus, expose au grand jour des faits que nombre d'individus puissants voudraient voir enterrés à tout jamais.
     
    Extrait page 169
    Sur les caïds du monde pharmaceutique et médical : La maison Rockefeller
     
    ... Au fil des années, un vrai flot de biographies et d'histoires sur la Famille et sur la Maison fut publié par les éditeurs les plus respectables de New York. Elles présentaient cependant toutes, une particularité qui en disait long, mais qui ne sautait aux yeux que du lecteur attentif. Il était redevenu possible d'évoquer, sans courir de risques, les traits de caractère les moins plaisants et les premières activités illégales du Fondateur - mais pas de dire quoi que ce soit pouvant ternir l'image lumineuse de ses successeurs encore en vie ou pouvant menacer, d'une façon ou d'une autre, les intérêts financiers de la Maison.  
     
    Même certains des passages les plus accablants du livre d'Ida Tarbcll firent leur réapparition - comme dans l'ouvrage, apparemment critique, du Professeur Lundberg : The Rich and The Super Rich (1968) et dans celui de Peter Collier et David Horowitz : The Rockefellers (1976). Lundberg, historien formé à l'Université de Columbia, devenu ensuite membre de l'Université de New York, faisait également partie de l'Establishment Rockefeller et pouvait impunément révéler, ainsi que Collier et Horowitz, bon nombre de tortueux procédés commerciaux malhonnêtes utilisés dans le passé par la Famille. Il leur était même possible de fournir, dans leurs divers "exposés courageux et impitoyables", les preuves que les "bonnes oeuvres " de Rockefeller étaient pour la plupart des moyens d'évasion fiscale et, qu'en réalité, elles étaient très lucratives, rapportant beaucoup plus d'argent aux donateurs que ceux-ci semblaient en avoir donné. Tous ces "exposés courageux et impitoyables", publiés par des éditeurs prestigieux, oublient tous cependant de mentionner un fait d'importance capitale.
     
    Quelle est cette omission ?  
     
    Les auteurs mentionnent toutes les multiples et diverses entreprises industrielles et commerciales du Cartel Rockefeller, sauf une. Ils se souviennent du pétrole et de ses dérivés, du charbon, du gaz naturel, de l'électricité, des chemins de fer, des autos, de l'acier, du caoutchouc, (le l'immobilier, des arts, de l'édition, (de la radio et de la TV. Mais une activité - des plus rentables - est systématiquement omise, même dans les écrits qui, en apparence, attaquent les Rockefeller le plus violemment. C'est précisément celle qui a toujours le plus tenu à coeur aux Rockefeller, depuis qu'"Old Bill", le papa de Senior, avait commencé à ratisser la campagne américaine vendant de l'huile de serpent et des flacons de pétrole aux paysans crédules en leur faisant croire qu'il s'agissait d'un remède contre le cancer et contre les maladies : cette activité oubliée par tous, c'est la production de médicaments.  
     
    Citer la participation (le Rockefeller dans 200 firmes produisant des médicaments aurait signifié que l'on révélait les motifs ayant présidé à la fondation, en premier lieu, du General Education Board el, ensuite, des autres "Fondations charitables" du même genre dans le monde entier, largesses qui constituaient les instruments les plus efficaces pour augmenter les bénéfices de la Maison et son pouvoir en imposant à une population innocente et sans défense la Nouvelle Religion, une croyance dogmatique dans les pouvoirs miraculeux de l'actuelle médecine officielle, ce qui conduit à une consommation sans cesse accrue (le médicament nocif, entraînant de nouvelles thérapeutiques toujours plus onéreuses et plus préjudiciables.
    Ces livres contenaient-ils cette révélation qui n'aurait dû apparaître ? Ou, du moins, qu'ils n'auraient pas été longtemps assez disponibles sur le marché ?
     
    À suivre...
     
    Ce livre dévoile le dossier complet des médicament qui, par leurs effets secondaires, ont causé les maladies et syndrômes d'aujourd'hui.  
    En plus, il expose la fraude des greffes et des vaccins, le cartel mondial et le racket de la santé.  
    N'attendez plus, soyez avertis et informés pour atteindre et éduquer le plus de gens possible.
     
    _L_Imperatrice_nue

    La médecine rend malade !

    Les médecins prescrivent aussi des substances inactives
     
     
    45 % des médecins hospitaliers américains prescrivent des placebos.
    Pourquoi les médecins prescrivent-ils régulièrement à leurs patients des produits totalement dénués de substances actives, c'est-à-dire des placebos ?
     
    Réponse : Parce que la médecine conventionnelle ne sait pas guérir les gens. La plupart du temps ça les rend plus malade.
     
    http://medicine-of-sickness.blogspot.com/

    May 08

    LA MAFIA MEDICALE FRANÇAISE

    LA MAFIA MEDICALE FRANÇAISE
     
    "Il sera donc difficile au médecin, même s'il en est conscient, de ne pas avoir des problèmes avec sa conscience. Mais comme il a subi le lavage de cerveau de l'enseignement de l'école allopathique, il se résigne à se voiler la face et étouffer ses scrupules. Car, après tout, il faut bien vivre!"
     

    Cobaye humain: un métier dangereux

    "les médicaments contre le cancer ne sont jamais testés sur des volontaires sains, parce qu'ils sont trop toxiques. Seulement sur des gens atteints de cancer."